Trêves
et des états d´âme dans une nuit où pas âme qui vive ne se régale de ce lieu ou
Karl Marx vivait.
Vivre
n´est pas l´objectif, l´objectif est le voyage, qui finit comme un
questionnement pourquoi ?
Pourquoi
? Pourquoi ne serait-il pas candidat, pourquoi cette course, pourquoi la
politique à quoi bon ?
Croire
que nous avons le contrôle d´une situation qui nous échappe toujours ?
Épicurien,
voilà l´avenir.
Couché
dans l´herbe plus verte que celle de mon voisin, philosophant, ce semblant de
pouvoir à quoi bon ?
Pour
la liesse ? Pour le groupe ? Pour la horde ? Pour une multitude indéfiniment
opaque ... un autre ...
La
plume est amère dans l´encre acide de mon encrier d´incertitude.
On
avait juste envie de le voir réussir, tout convergeait vers lui...
Il
n´est plus, sans être mort, il n´est plus politiquement le leader d´un parti,
il est devenu un homme dans la foule.
Transmutation,
qui trouve son sens ultime dans l´abnégation du soi.
Mimétisme
qui conduit à l´effacement.
Il
y a tant de façon de servir l´autre, mais l´altruisme déçu ne connait pas de
mot dans la langue Française, car il faut aimer sans retour.
Sans
retour est le temps passé aux choses futiles, il ne sera plus jamais 4H30, dans
les coordonnées spatiales qui sont les miennes.
Dans
l´espace le chemin de plus court d´un point à un autre n´est pas toujours une
ligne droite. RIJ.
C´est
la mort de quelque chose à chaque instant la naissance d´une autre, ultime
consolation, pas une seule de nos particules ne quittera le système, nous avons
juste à un temps "T" été des militants de Dominique de Villepin,
demain nos atomes éparpillés seront autres, rien ne meurt, tout se transforme.
Vivre
n´est pas l´objectif, l´objectif est le voyage, et dieu que je peine cette nuit
à vous laisser là chemin faisant.
4
h 55
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